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    (EN) Il faut des années de tests et de données méticuleuses avant de pouvoir commercialiser un nouveau pesticide. Il est crucial de démontrer que le produit est sans danger pour les humains, les animaux et l'environnement.

    Fred Vaughn est propriétaire fondateur de Vaughn Agricultural Research Services, une installation de recherche indépendante sur la protection des cultures. Il utilise de vrais champs et vergers pour tester les pesticides et les nouvelles variétés de semences.

    Cela fait près de 40 ans que Vaughn met à l'essai de nouveaux produits de protection des cultures. D'après son expérience, l'industrie de la protection des cultures travaille constamment à la création de produits plus efficaces.

    « La quantité totale de produits chimiques qu'on applique sur une culture – peu importe laquelle – est en baisse. Et c'est grâce à la chimie nouvelle », dit-il.

    Le travail de Vaughn consiste à évaluer la sécurité et l'efficacité de nouveaux pesticides et de nouvelles variétés de plantes. Une fois que son équipe a achevé ses tests, les résultats sont examinés par les autorités règlementaires.

    Le processus menant à la commercialisation d'un nouveau pesticide est rigoureux, et les règlements sont semblables à ceux qui régissent les médicaments d'ordonnance.

    « Les tests sont fiables, la sécurité s'améliore, et les doses d'emploi sont toujours plus faibles. C'est une bonne nouvelle. »

    (EN) Les aliments fabriqués à partir d'organismes génétiquement modifiés – les OGM – sont accusés de plusieurs maux, dont l'accroissement des cas d'allergies. Mais rien n'est plus loin de la vérité. En fait, certains aliments OGM comme le blé sans gluten ou les arachides hypoallergènes peuvent faciliter la vie aux personnes allergiques.

    Les allergies alimentaires sont principalement occasionnées par un petit nombre de produits allergènes. Selon Santé Canada, il s'agit des arachides, des noix, des graines de sésame, du lait, des œufs, du poisson, du soya, du blé, des sulfites et de la moutarde.

    Le soya est le seul de ces produits alimentaires à exister sur le marché sous une forme génétiquement modifiée; aucun autre ces produits alimentaires ne l'est. De plus, les OGM ne sont pas plus allergènes par nature : une personne allergique à un aliment issu d'une plante OGM sera aussi allergique à sa contrepartie non OGM.

    Avant qu'un organisme génétiquement modifié ne soit créé, les scientifiques vérifient qu'il ne possède aucun des 1950 gènes associés aux allergènes connus. Cette procédure complexe est supervisée par le Codex, une autorité mondiale en alimentation mise sur pied par deux organismes des Nations Unies, l'Organisation mondiale de la santé et la FAO, c'est-à-dire l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.

    (EN) Le dernier recensement réalisé au pays révèle que, pour la première fois, le Canada compte plus de personnes âgées que d'enfants. En fait, selon Statistique Canada, la hausse de la proportion des personnes âgées enregistrée par le recensement de 2016 par rapport à celui de 2011 est la plus forte depuis 1871, un signe évident que notre population vieillit rapidement.

    Autrement dit, manger sainement de façon équilibrée n'aura jamais été aussi important. À cet égard, la science de la protection des cultures et la biotechnologie végétale (en d'autres termes, les pesticides et les cultures OGM) peuvent améliorer nos aliments, ce qui contribue en fin de compte à notre santé et notre bien-être.

    « La biotechnologie offre aux consommateurs différents produits à valeur ajoutée, dit en substance Jean-Philippe Gervais, de Financement agricole Canada. La population vieillit et le coût des soins de santé grimpera à l'avenir, c'est pourquoi la biotechnologie sera bénéfique aux consommateurs. »

    Des commentaires auxquels souscrit Carol Harrison, une diététicienne qui vulgarise la science des aliments et de la santé sous forme de conseils simples et pratiques pour manger plus sainement.

    Selon Mme Harrison, s'alimenter sainement est essentiel à tout âge et nous avons la chance de vivre dans un pays où les aliments sont sûrs et abordables.

    « Le Conference Board du Canada a effectué une étude qui classe notre pays au premier rang mondial en matière d'innocuité alimentaire, dit-elle. En tant que diététicienne, je me sens très rassurée par ce net avantage. »

    ogm agriculture quebec(EN) Pour certaines personnes, il est hors de question de consommer des aliments contenant des ingrédients issus d'organismes génétiquement modifiés et ces OGM doivent être éliminés.

    Une réaction aussi catégorique se traduirait par l'augmentation du prix de notre nourriture, selon Stuart Smyth, professeur à l'Université de la Saskatchewan. Il affirme que l'un des bénéfices des OGM est leur contribution à la baisse du coût réel des aliments.

    « Généralement, les cultures OGM sont les plus efficaces à produire, ce qui signifie que les ingrédients dans lesquels ils se retrouvent coûtent moins cher que ceux issus des cultures non OGM », explique M. Smyth, qui enseigne au département des politiques, des affaires et de l'économie des bioressources.

    Le génie génétique a permis d'accroître l'approvisionnement mondial en maïs, en soya et en d'autres cultures : les agriculteurs peuvent maintenant obtenir un rendement plus abondant et à un coût moins élevé qu'avec les cultures conventionnelles.

    Une recherche menée par l'Université de la Californie à Berkeley évalue que, par rapport à celui du maïs conventionnel, le rendement du maïs OGM est de 34 pour cent plus élevé aux Philippines, 11 pour cent plus élevé en Afrique du Sud et 9 pour cent plus élevé en Argentine.

    Selon la même étude, le prix des aliments augmenterait de 5 à 10 pour cent sans les OGM, particulièrement en ce qui concerne la viande, la volaille, les œufs, le lait et les aliments transformés, et que cela affecterait davantage certaines des populations les plus pauvres de la planète.

    (EN) Les produits alimentaires canadiens se voient de plus en plus accoler une foule de mentions sur l'étiquette, de leur teneur en ingrédients allergènes jusqu'à celle en ingrédients issus d'organismes génétiquement modifiés (OGM), en passant par leur taux de matières grasses. Tout cela aide les consommateurs à faire des choix plus sains, mais trop d'information peut leur compliquer la vie – surtout concernant les OGM, dont l'étiquetage soulève plusieurs questions.

    Voici ce que vous devez savoir sur les OGM dans vos aliments.

    La plupart des aliments ne sont issus d'aucun OGM. Oui, on peut trouver de l'eau ou du sel portant la mention « Sans OGM », mais puisque ces aliments n'ont jamais contenu la moindre trace d'ADN, cette mention ne veut rien dire.

    On ne trouve que neuf fruits, légumes ou autres cultures OGM sur le marché. Ces cultures sont les suivantes : betterave à sucre, canola, coton, courge, maïs sucré et de grande culture, luzerne, papaye, pomme de terre et soya. Une variété de pomme qui ne brunit pas quand on la coupe vient d'être approuvée, mais n'est pas encore commercialisée. Certaines de ces cultures, comme la betterave à sucre, le soya et le maïs de grande culture, sont sous forme d'ingrédients dans des aliments courants, alors que d'autres, comme la luzerne, ne servent qu'à l'alimentation du bétail.

    Les OGM ne causent pas d'allergies. Aux États-Unis, la National Academy of Sciences n'a rapporté aucun reniflement, éternuement ou mal d'estomac provoqué par un aliment contenant des OGM. En fait, avant que l'on approuve l'usage d'un OGM dans un aliment, les chercheurs s'assurent que cet ingrédient ne contient aucun des 1 950 gènes reliés aux allergènes connus. Cette procédure respecte les normes du Codex, une autorité mondiale en alimentation mise sur pied par deux organismes des Nations Unies, l'Organisation mondiale de la santé et la FAO, c'est-à-dire l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.

    La modification des cultures, ce n'est pas nouveau. Les agriculteurs améliorent la génétique de leurs cultures depuis des milliers d'années par la reproduction sélective ou les croisements. Et une plante améliorée – pensons par exemple au melon d'eau sans pépins – n'est pas nécessairement un OGM. Comme on le voit, il existe plusieurs façons pour les agriculteurs et les généticiens de créer de nouvelles variétés.

    Il n'y a en réalité aucune raison d'étiqueter les OGM. Parce que les consommateurs n'ont rien à craindre de ceux-ci. Des milliers d'études basées sur plus de 20 années de données montrent que la consommation par les êtres humains d'aliments issus d'OGM est sans danger et ne constitue pas un risque plus grand que pour les aliments issus des mêmes cultures créées de façon conventionnelle.

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